Guillaume Balas

Blog d'un militant socialiste, conseiller régional d'Île-de-France et mandataire du NPS à Paris

29 mai 2009

Européennes : l'Education nationale otage de l'UMP !

blog_balasA quelques jours des élections européennes, le gouvernement et le Président de la République suscitent une agitation médiatique malsaine autour de la question de la violence en milieu scolaire.

On assiste ici à une manœuvre honteuse et cependant habituelle de la part de l’UMP avant des élections, à savoir agiter le spectre de l’insécurité pour mobiliser l’électorat de droite et tenter de capter celui de l’extrême-droite. Le but est aussi bien évidemment de détourner l’attention des électeurs des politiques menées par la droite au pouvoir pour lutter contre la crise et ses conséquences sociales.

Cette exploitation électoraliste des difficultés que peuvent connaître actuellement certains établissements scolaires est inacceptable

L’UMP n’a pourtant aucune leçon à donner sur ces questions tant la politique qu’elle mène depuis 2002 en France est responsable de la dégradation des conditions de vie et d’enseignement dans les établissements scolaires. En supprimant chaque année des dizaine de milliers de postes dans l'Education nationale, elle a sciemment abandonné les établissements les plus défavorisés et provoqué une montée des violences.

Le ministre Xavier Darcos maintient donc ses propositions choquantes et floues de « force mobile d’agents en milieu scolaire » et de portiques détecteurs de métaux à l’entrée des établissements.

Ces propositions sont choquantes tout simplement parce qu’elles démontrent à nouveau que le gouvernement ne peut concevoir de mesures qui ne soient purement répressives. Elles sont floues, y compris dans l’expression même du ministre qui parle de « cas par cas », tout simplement parce que la réalisation de ces projets tient plus de l’incantation que de la mesure précise. Encore une fois, le gouvernement ne peut occulter sa responsabilité dans les difficultés actuelles de l’Education nationale quand sa l’essence de sa politique tient dans la seule nécessité de supprimer, année après année, le plus de postes possibles.

Pour traiter de cette question préoccupante de la violence scolaire, le ministre a choisi mercredi dernier de ne pas recevoir les représentants des personnels enseignants qui sont pourtant, avec les élèves, les premiers concernés par ce grave sujet. Une nouvelle fois, le ministre démontre tout le mépris qu’il porte aux personnels enseignants.Les socialistes ont au contraire la volonté de construire des propositions alternatives aux mesures de la droite au pouvoir en collaboration avec tous les acteurs de la communauté éducative.

Dans le cadre des élections européennes, il faut souligner que la droite européenne en dérégulant, en s’attaquant aux services publics et en mettant en œuvre des politiques fiscales et sociales injustes, est responsable de la situation actuelle. Le programme des socialistes européens est au contraire centré sur la question de la puissance publique, des services publics, de la mise en place d’une plus grande justice fiscale, soit l’inverse des politiques défendues depuis des années par les conservateurs européens.

Pour sanctionner Darcos et Sarkozy et défendre le service public d'Education nationale, le 7 juin, un seul vote : le vote socialiste !


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27 mai 2009

Blog de campagne avec Benoît Hamon

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Actualités, vidéos, articles, meetings, agenda militant...
Toute la campagne sur notre blog commun :

http://www.uneeuropedavance.fr/


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23 mai 2009

Réunion publique dans le IXe arrondissement

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17 mai 2009

Des médias en campagne électorale

images« Les socialistes sont absents de la campagne, ils n’ont pas de dynamique, pas de projet, pas de souffle, ils décrochent dans les sondages… »
Un air chanté sur touts les ondes, à la partition en gras dans tous les journaux…
Et pourtant quand on cherche derrière les apparences, tout est démontable et on peut se demander à quoi joue la presse.

Tout est démontable
•   « les socialistes sont absents » : il est vrai que l’on voit rarement un journaliste sur les marchés ou lors des « porte à porte » mais partout je vois des militants agir, proposer, convaincre, c’est vrai parfois en butte à une indifférence orchestrée par les médias.
•   « ils n’ont pas de dynamique » : les meetings sont bondés, vivants que ce soient des préaux d’école, de grands rassemblements comme à Toulouse, Strasbourg ou encore Paris au Cirque d’Hiver, mercredi dernier à Paris.
•   « ils n’ont pas de projet » : le mensonge est là le plus flagrant, les socialistes ont réussi pour la première fois à s’unir au niveau européen avec des propositions fortes, en rupture avec le social-libéralisme tout en étant très concrètes, en parfaite résonance avec ce que demandent les syndicats européens. Seulement, les médias ne s’y intéressent pas trois secondes, préférant interroger nos candidats sur les bruits de couloir, les rivalités de personnes.
•   « ils décrochent dans les sondages » : la moyenne des résultats européens du PS nous situe autour de 20-22% des voix, exactement ce qu’estiment les sondages actuels et nous pouvons faire bien au-dessus !

A quoi joue la presse ?
Abandonnons l’idée qu’elle est un contre-pouvoir objectif, elle défend aujourd’hui ses intérêts, son idéologie et souvent ses habitudes :
Ses intérêts : la sarkozysation des médias est presque achevée. La plupart des grands groupes économiques propriétaires de chaînes, stations ou journaux sont ses appuis naturels et la sphère médiatique publique est sous haute surveillance depuis les nouveaux pouvoirs de nomination du président de la République
Son idéologie : la presse de droite défend la droite de manière explicite ou implicite, c’est naturel. La presse de centre-gauche s’est découvert un nouvel objectif, agacée par la fin des théories sociale-libérales : l’alliance PS-Modem. Cela a été explicité par nombre d’articles et d’éditoriaux allant jusqu’à défendre le Modem face au PS dans les colonnes d’un journal affiché proche de la gauche réformiste ! Pour arriver à cet objectif, il faut que ces élections européennes marquent la nécessité supposée de cette alliance, il faut donc un PS faible et un Modem fort.
Ses habitudes : beaucoup de journalistes politiques ne s’intéressent plus aux débats de fond, ils se sont spécialisés et vivent pour certains de la vie interne du PS. Il leur faut donc constamment « mettre en scène » les différences, souffler sur le feu de la désunion, personnifier, glamouriser, bref, dépolitiser le Parti Socialiste.

Peut-on encore espérer un réveil de l’éthique du journalisme au moment même où l’on fête la longévité d’un quotidien aussi important que « Le Monde » ? Nos convictions démocratiques de tout cœur l’espèrent.

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13 mai 2009

Benoît Hamon : Mobilisation générale !


Européennes : Hamon compte sur le "mécontentement"
par Europe1fr

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06 mai 2009

Le sens du vote du 7 juin

ParlementDepuis le début de cette campagne, les citoyens que je croise m’interpellent souvent sur le sens du vote du 7 juin prochain :
A quoi est-ce que ça sert un député européen au fond ?
Est-ce qu’un changement de majorité au Parlement européen modifiera réellement les politiques menées au niveau européen ?

Il est vrai que parmi les institutions européennes le Parlement européen dispose de pouvoirs limités, notamment face au Conseil des ministres et à la Commission.
Dans ce cadre, quelles sont les marges de manœuvre des députés européens, et particulièrement des socialistes pour réorienter la construction européenne dans un sens plus démocratique et plus social ?
Elles peuvent sembler réduites, tant, en théorie, l’activité du Parlement pourrait le rapprocher d’une simple chambre de ratification de compromis passés à l’écart de toute publicité démocratique à la Commission ou Conseil des ministres. Il est ainsi absolument scandaleux que les eurodéputés ne puissent disposer de l’initiative législative ou encore que ces représentants des citoyens européens ne puissent choisir et contrôler efficacement la Commission.

Dans la pratique la réalité est cependant toute autre. Il faut ainsi relever que le Parlement a fait échec à plusieurs projets de directives libérales proposés par la Commission européenne. Des exemples récents montrent que les eurodéputés socialistes ont pu s’opposer à de graves régressions dans le domaine du droit du travail.
En 2003, la directive sur les services portuaires qui prévoyait de mettre en concurrence les salariés des différents pays de l’Union, et qui anticipait donc sur la fameuse directive Bolkestein, est rejetée par les eurodéputés.
En 2005, la directive Bolkestein elle-même est très largement vidée de sa substance par les multiples amendements présentés par les eurodéputés sous la pression populaire. La version adoptée par le Conseil européen en 2006 est très largement édulcorée et ne fait plus mention notamment du fameux principe dit du « pays d’origine ». Ce débat a en outre incité le PSE à déposer son projet de directive-cadre sur les services publics.
Et enfin en 2008, le Parlement a repoussé la directive sur le temps de travail ce qui a été particulièrement salué par les syndicats européens.
Nous avons eu encore récemment l’exemple de ce que peut faire un eurodéputé socialiste avec le travail de Benoît Hamon qui a obtenu des résultats importants sur la levée du secret bancaire et sur les paradis fiscaux.

Alors certes, des directives dérégulatrices ont été votées par le Parlement européen, sur les services postaux par exemple. Certes, la majorité conservatrice des eurodéputés a approuvé la directive de « la honte » ou directive « retour » qui autorise de fait une détention de 18 mois pour les clandestins y compris les mineurs. Mais ce que nous révèlent ces exemples, c’est que nous avons besoin d’une autre majorité au Parlement européen, une majorité progressiste qui fasse avancer l’Europe sociale et l’Europe démocratique.

Voilà pourquoi le 7 juin, pour changer l’Europe il faut voter socialiste !

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