Guillaume Balas

Blog d'un militant socialiste, conseiller régional d'Île-de-France et mandataire du NPS à Paris

30 mars 2009

Ni Barroso, ni Fillon, ni Juppé, un candidat du PSE !

button1Les socialistes européens et français doivent maintenant arrêter les frais ! La cacophonie sur la question de la candidature à la tête de la Commission est insupportable. Gordon Brown, Zapatero et maitenant Jacques Delors foulent aux pieds le Manifesto et le texte d’orientation des socialistes français en affirmant vouloir défendre les uns Barroso et son sinistre bilan, et l’autre Juppé (Monsieur CIP et mouvement social de 1995) ou Fillon (Monsieur mouvement social de 2003 et exécuteur des basses œuvres de Sarkozy) !

Le grand acquis de ces textes, qui pourraient à mon sens être plus volontaristes encore dans les domaines économiques et sociaux, c’est bien la volonté de repolitiser le Parlement européen et les institutions européennes dans leur ensemble. C’est en ce sens que les socialistes européens veulent réactiver un vrai clivage gauche-droite pour porter aux citoyens européens un message fort : nous ne sommes pas comptables de ce que vient de faire la Commission depuis 2004 et nous portons un véritable projet alternatif à celui du Parti Populaire européen.

Avec la crise financière et économique d’aujourd’hui, les citoyens européens ont plus que jamais besoin d’une Europe sociale qui les protège. Cette Europe nous ne pourrons la construire que s’ils décident d’envoyer au Parlement européen des députés socialistes qui auront une majorité pour appliquer le programme du PSE. Comment peut-on alors affirmer que l’on va soutenir une « personnalité » de la droite européenne à la tête de la Commission ? C’est prendre les citoyens européens pour des idiots que d’essayer de leur faire croire que l’on va tout changer en continuant avec le principe de la cogestion des institutions européennes qui a conduit aux dérives libérales que l’on sait !

Défendons l’idée portée par le Manifesto d’une repolitisation des débats européens.

Construisons des propositions fortes dans les domaines économiques et sociaux pour répondre à la crise.

Et soutenons la candidature du Président du PSE, Poul Nyrup Rasmussen, pour prendre la tête d’une Commission qui mènera alors une véritable politique progressiste !

Voilà le cap pour la campagne. Voilà ce que j’essaierai de défendre comme candidat.

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28 mars 2009

HÔPITAL : DIAGNOSTIC D’UN DESASTRE

untitledVoilà un article qui m'a semblé interessant d'un camarade d'Un Monde d'Avance, spécialisé dans les questions médicales. Bonne lecture.

Guillaume

Le droit à la santé constitue l’un des piliers du pacte républicain. De par ses missions, l’hôpital est, par définition, le principal garant qu’un tel droit puisse s’appliquer à tous, sans distinction. C’est en ce sens que l’hôpital représente la quintessence même du service public. Or, en s’y attaquant sous prétexte de le « réformer », le gouvernement, par le biais de la loi HPST (Hôpital, Patients, Santé, Territoires), parachève  le démantèlement de ce service public primordial et par là, porte gravement atteinte au pacte républicain.

Atteinte au pacte républicain

La méthode est désormais éprouvée et a d’ailleurs été appliquée à des domaines aussi divers que l’éducation ou la justice, entre autres. Elle consiste à asphyxier sciemment les services publics visés (tout en proclamant bien sûr le contraire) et une fois la gabegie installée, s’empresser d’imposer de nouveaux modes de fonctionnement, à l’évidence très éloignés de l’intérêt général. C’est ainsi que depuis près de 2 ans, il a été décidé que les hôpitaux ne seraient plus rémunérés qu’à l’activité. Cette nouvelle tarification (communément appelée T2A) a abouti à creuser les déficits lesquels ont atteint en année pleine et tous hôpitaux confondus, plus de 800 millions d’euros. Il convient de signaler au demeurant que cette somme représente, peu ou prou, le manque à gagner subi par le Trésor Public du fait du bouclier fiscal. Il faut également insister sur le caractère inévitable de cette « dérive » dans la mesure où près d’un tiers des prises en charge hospitalières ne peuvent être « rentables » selon les critères de la T2A : hospitalisations relativement prolongées de malades socialement défavorisés ou âgés faute de soins de suite adaptés ou disponibles, pathologies lourdes ou chroniques, peu ou mal rémunérées dans le système en vigueur. Sauf à renoncer à prendre en charge « ces mauvais clients », on ne voit pas comment les hôpitaux publics, faute de moyens correspondants à leur vocation, pourraient éviter les difficultés budgétaires dans lesquelles ils ont été précipités. Et ce n’est pas l’augmentation de 3% du budget de l’hôpital, claironnée par le gouvernement, qui permettra de résoudre cette crise puisque compte tenu de l’inflation et des dépenses engagées par l’Etat lui-même, le maintien strict de l’activité actuelle nécessiterait une augmentation de ce budget d’au moins 4% selon la Fédération Hospitalière de France. A cette première entourloupe, s’ajoute d’autres contre-vérités avancées par le secrétaire national de l’UMP, le Dr Juvin, ainsi que par la Ministre et qui tendent à faire croire que l’hôpital serait sur-doté car consommant 64% des dépenses de santé alors que la réalité est toute autre : seules 34% de ces dépenses sont dues à l’hôpital et, de surcroît, augmentent moins vite que celles de la médecine de ville ou des médicaments. In fine et à courts d’arguments, le Président de la République et sa Ministre de la Santé prétendent que la situation préoccupante de l’hôpital public ne serait pas due à un manque de moyens mais à des problèmes « d’organisation ».

« Hôpital entreprise »

D’où, en toute logique, cette nouvelle loi qui vient compléter celle entrée en vigueur en 2007 instaurant une « nouvelle gouvernance » à l’hôpital et dont l’objet est de renforcer, en pratique, le concept « d’hôpital entreprise ». Celui-ci avait été clairement énoncé par un conseiller de la présidence qui avait affirmé « ne pas voir de différence de gestion entre un hôpital et une entreprise aéronautique ». Depuis, la Ministre a démenti partager cette conception « managériale » de l’hôpital mais force est de constater que ses actes sont en complet décalage avec ses propos. Dans la loi HPST, le directeur de l’hôpital, nommé par le directeur de la future Agence Régionale de Santé (en clair une sorte de préfet « sanitaire ») sera « le patron », comme voulu par le Président de la République. Un patron aux ordres (révocable sans recours) chargé d’appliquer sans discuter les directives gouvernementales. La diminution très nette (prévue dans la loi) des contre-pouvoirs représentés jusque là par le corps médical et le personnel soignant d’une part et les élus d’autre part, montre bien qu’en termes de gouvernance, les éventuels obstacles à la réforme ont été soigneusement éliminés. Pour parfaire le tableau, « le directeur-patron » pourra à loisir contractualiser avec des médecins sur la base d’objectifs chiffrés avec, de fait, l’introduction de contrats de droit privé au sein de l’hôpital public. De même, la loi prévoit qu’en cas de bénéfice d’un pôle (qui correspond à un regroupement de services), le chef de celui-ci pourra décider d’un intéressement financier du personnel. D’ores et déjà, les hôpitaux sont fortement incités à « conquérir des parts de marché » ! Dans la même logique, s’il a été dit et répété qu’aucun hôpital n’était menacé de fermeture, en revanche, la suppression de pans entiers d’activité n’a non seulement jamais été exclue mais a déjà été mise en œuvre. Il est bien sûr possible (et même souhaitable) de réorienter les activités médicales sur la base de critères dépendant des besoins de la population ou des progrès de la médecine mais il est intolérable qu’il puisse s’agir de critères de rentabilité financière (comme constaté récemment) car l’accès aux soins et la notion même de service public s’en trouveraient, de fait, sérieusement affectés. Dans le même temps et comme dans le secteur privé marchand, les difficultés budgétaires sont l’occasion d’utiliser l’emploi comme variable d’ajustement, tout en prétendant, là encore, le contraire. C’est ainsi que pour « permettre le redressement financier des hôpitaux », il est prévu de supprimer 20 à 30 000 postes, y compris de soignants.

Finalement, l’ensemble de ces mesures a pour but de parvenir à une convergence tarifaire public-privé d’ici à 2012. Comme la convergence des pratiques, des prises en charge et des missions n’est en rien comparable entre secteurs public et privé à but lucratif, nul besoin d’être un spécialiste de la question pour comprendre qu’à terme, c’est la vocation même du service public qui est profondément mise en cause.

Sauver l’Hôpital

C’est pourquoi, à l’instar des syndicats de soignants, médicaux et paramédicaux et comme le demande l’appel « sauver l’hôpital public » (initié par des médecins auxquels se sont joints de nombreux autres professionnels de santé ainsi que des usagers ; voir le site www.appel-sauver-hopital.fr), il est urgent d’alerter les élus et au delà d’associer tous les citoyens à cette prise de conscience du danger qui guette l’hôpital en organisant un véritable débat démocratique sur l’organisation du système de santé français et sur son financement. Il y a quelques années celui-ci était cité en exemple dans le monde entier. Ce n’est plus le cas : on comprend mieux dès lors l’incroyable régression sociale que nous sommes en train de subir.

Hakim Bécheur, médecin des Hôpitaux

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25 mars 2009

Posté par Bastien Recher à 16:52 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Ouverture du site de campagne

headerPS

Le site de campagne du PS pour les européennes vient de s'ouvrir :

http://changerleurope.fr/

Retrouvez-y toute l'actualité de la campagne, les listes, le projet des socialistes...

à bientôt !

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18 mars 2009

Candidat aux européennes le 7 juin !

logo_pes_frAprès le vote des militants socialistes du 12 mars dernier et le vote des listes socialistes pour les élections européennes de juin prochain, j'ai le plaisir de vous annoncer ma candidature sur la liste d'Ile-de-France, en 7e position, aux côtés notamment de Benoît Hamon et Harlem Désir.

Je vais donc faire régulièrement avec vous le point sur la campagne des européennes sur ce blog.

Quelques liens utiles pour se mettre en campagne :

Le site du PS

Les listes socialistes

Le texte d'orientation des socialistes français : "Donner une nouvelle direction à l'Europe"

Le texte commun aux partis socialistes européens : PES_Manifest_FR

Le site du PSE

Et tous à la manif demain !

Posté par Bastien Recher à 19:29 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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