Guillaume Balas

Blog d'un militant socialiste, conseiller régional d'Île-de-France et mandataire du NPS à Paris

21 novembre 2008

Appel au vote pour Martine Aubry et Rémi Féraud

Chers camarades,

Je remercie les adhérents qui ont porté ma candidature à plus de 22% des voix dans la Fédération de Paris.

Je continuerai à porter la triple-exigence d’ancrage à gauche, de rénovation et de rassemblement.

Le premier devoir aujourd’hui est celui de la clarté et de la cohérence. Tout comme Benoît Hamon, j’invite fortement à voter pour Martine Aubry ce soir. Naturellement, j’appelle donc à soutenir de la même manière Rémi Féraud comme 1er secrétaire fédéral lors de ce deuxième tour. Cela n’aurait pas été possible sans la conviction que Rémi saura unifier l’ensemble des sensibilités, respecter chacun mais aussi dynamiser notre travail collectif.

Son passé de secrétaire de section a montré qu’il avait les qualités nécessaires pour tout cela, c’est pourquoi j’appelle à son élection ce soir par un vote massif et clair.

Amitiés socialistes, Guillaume Balas

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20 novembre 2008

Le 20 novembre votez Benoît Hamon


Votez Benoît Hamon
envoyé par unmondedavance

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13 novembre 2008

Je suis candidat au poste de Premier secrétaire fédéral à Paris

AAA_1_Le 20 novembre prochain, je me présenterai aux suffrages des militants pour être leur futur premier secrétaire fédéral.

Cette candidature a vocation à rassembler celles et ceux qui veulent :

  • le renouvellement
  • la défense d’une orientation à gauche pour le PS
  • le rassemblement autour d’un projet parisien

Ma profession de foi

Mon site de campagne

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12 novembre 2008

Interview dans l'Humanité : « La vocation de la gauche est de défendre les populations »

grologol’Humanité des débats, article paru le 8 novembre 2008

Par Guillaume Balas, conseiller régional (PS) d’Île-de-France.

Comment est perçue la gauche dans la crise ?

Guillaume Balas. La crise démontre la faillite du modèle néolibéral et la question est de savoir ce qu’on construit après le néolibéralisme. Car l’issue à cette crise n’est pas forcément progressiste et démocratique. Il peut y avoir des tentations autoritaires, nationalistes, on voit le résultat des élections législatives en Autriche. La gauche doit rompre avec l’idée qu’une simple adaptation au néolibéralisme est une solution et donc ne doit pas soutenir de façon inconditionnelle des plans conçus par la droite pour sauver uniquement les détenteurs de capitaux.

Comment l’abstention des parlementaires socialistes au plan de Nicolas Sarkozy a-t-elle été ressentie ?

Guillaume Balas. La gauche, en pleine introspection, n’avait pas de réponse claire et ça s’est traduit par l’abstention. C’est pourquoi il faut dire maintenant clairement les choses. La vocation de la gauche est de défendre les populations. C’est ce qui doit la guider aujourd’hui. Il faut pour cela, non pas sauver le système financier, mais le réformer durablement. Et d’abord en nationalisant une partie du secteur bancaire pour contrôler l’investissement et avoir une politique à long terme. Il faut d’autre part que le monde du travail reçoive un soutien ferme des pouvoirs publics. Ce qui signifie que des mesures soient prises pour allonger la durée d’indemnité des chômeurs, qu’il faut un moratoire sur les licenciements boursiers, et pour soutenir la consommation, il faut des augmentations de salaires. Il faut donc à la fois des réformes de structure du système financier et un soutien à la population pour que la crise sociale ne se transforme pas en crise politique.

Est-ce que la crise a changé vos rapports avec les gens ?

Guillaume Balas. Oui, de façon très significative. Le premier sentiment des gens, c’est la peur. Et le deuxième sentiment, c’est « on nous avait menti ». Les dogmes intangibles depuis vingt-cinq ans s’effondrent. Et ça crédibilise à nouveau tous ceux qui avaient critiqué la dérive vers le capitalisme financier. Mais tout dépend de ce que va faire la gauche dans les prochains mois. Si elle est incapable de porter un débouché politique, d’autres le feront. Sarkozy le sent bien : il brouille les cartes mais poursuit une politique néolibérale. Si la gauche n’apporte pas de réponse, c’est mortifère. J’attends des congrès des forces de gauche, PS, PCF et Verts trois choses. Une orientation sérieuse, pas gauchiste, mais une réponse à la crise d’aujourd’hui qui dise comment nous protégeons la population. Ensuite, il faut que la gauche donne des signes d’unité et même que les différents partis soient capables de se dépasser. Nous sommes, avec Benoît Hamon, favorables à la constitution d’un grand parti de la gauche. Enfin il faut un renouvellement des visages, diversité, nouvelle génération. Il est difficile de penser que les gens qui ont porté l’échec pendant vingt ans s’affichent comme les figures incarnant l’avenir de la gauche.

Entretien réalisé par O. M.

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